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Historique des langages de programmation

On distingue 4 grandes générations de langages de programmation.

  1. Langages machine.
  2. Langages symboliques et autocodes.
  3. Langages indépendants du matériel, comme Basic, C, Cobol, Algol…
  4. Langages conçus pour décrire le problème, comme Simula et autres langages à objets .

Nouvelles tendances

v  La cinquième génération pourrait être celle des langages Internet, donc fonctionnant sur toute machine et compilés en code intermédiaire (dit virtuel).

v  Les langages “Markup” inspirés de XML sont la dernière tendance, ils intègrent le code et les données sous une forme extensible, et qui fonctionnent sur le web.

Assembleur

v  Les assembleurs existent depuis le début des ordinateurs. Ils étaient encore utilisés dans les années 70. Ce langage peu gourmand en ressources, convenait parfaitement aux ordinateurs de l’époque mais n’est plus utilisé aujourd’hui.

Indépendamment de ces générations, les grandes dates sont les suivantes:

Années 50: Création des langages de haut niveau dont Autocode, IPL,  Fortran

Années 60: Foisonnement de langages spécialisés. Forth. Simula I. Lisp, Cobol. Certains langages généraux: Algol, PL/1, ne s’imposent pas.

Années 70: Duel entre programmation structurée avec Pascal et l’efficacité du langage C   (cela dure encore en 2000). Généralisation du Basic interprété sur les micro-ordinateurs apparus en 1977, jusqu’à la fin des années 80.

Années 80: Expérimentation d’autres voies et notamment des objets. ML. Smalltalk. Sur les micro-ordinateurs, on utilise maintenant C, Pascal, Basic compilé.

Années 90: Généralisation de la programmation objet grâce aux performances des micro-ordinateurs. Java, Perl, Python s’ajoutent aux langages micros.

Années 2000: Programmation Internet (et les innovations à venir).

Années 2010: Concurrence et asynchronisme. Les langages JavaScript, Go, Julia entre autres aident à créer des applications en ligne fluides.

Nombre de langages dont + de 100 (recensés) ont vu le jour depuis les années 50. La plupart n’ont fait qu’une apparition. D’autres comme le Cobol ou le Fortran restent d’actualité, car bien qu’ils ne soient plus utilisés aujourd’hui, de grosses applications ont été développées par des entreprises et sont toujours  en fonctionnement. Leur re-développement sous de nouveaux langages représente des investissements non négligeables que certaines entreprises hésitent à mettre en œuvre.

L’exemple le plus récent :

Le départ à la retraite du dernier membre historique de l’équipe de Voyager force la Nasa à chercher un programmeur spécialisé dans les langages « obsolètes ».

Ces engins spatiaux, lancés en 1977, seraient à même de rester en service jusqu’en 2025. Mais il y a

un hic : le dernier ingénieur historique de la mission, Larry Zottarelli, vient de prendre une retraite bien méritée à 80 ans passés et il n’y a plus grand monde qui sache programmer l’ordinateur de bord de ces précieuses reliques.

La raison est simple : les processeurs antédiluviens de General Electric (pas Intel Inside donc) à 250 Khz ont moins de puissance qu’une simple calculatrice moderne et fonctionnent avec des langages de programmation considérés comme obsolètes, comme le Fortran. Et avec seulement 64 ko de ROM sur une bande magnétique qui doit être en permanence effacée & réécrite, la marge de manœuvre – et donc d’erreur – est absolument nulle. L’ordinateur, qui fonctionne avec une forme de langage assembleur et du Fortran, doit être reprogrammé à la perfection. Une mission que seul un as de la programmation peut effectuer. Or ils sont des plus en plus rares, car ces langages informatique ne sont plus rois aujourd’hui.